{"id":690,"date":"2020-04-28T16:55:38","date_gmt":"2020-04-28T14:55:38","guid":{"rendered":"https:\/\/capovilla.org\/?page_id=690"},"modified":"2020-12-12T16:40:24","modified_gmt":"2020-12-12T15:40:24","slug":"les-100-sites-en-champagne-ardenne","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/capovilla.org\/index.php\/linventaire\/les-100-sites-en-champagne-ardenne\/","title":{"rendered":"Les 100 sites en Champagne-Ardenne"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Dans le d\u00e9partement de l&rsquo;Aube<\/strong><br><em>S\u00e9lection r\u00e9alis\u00e9e par Jean-Louis Humbert, 2020<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table is-style-regular\"><table class=\"has-fixed-layout\"><tbody><tr><td><div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-chevron su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>1- Usine de bonneterie Furgon\/Sinelle, Aix-en-Othe<br>(Clich\u00e9 Arch. d\u00e9p. Aube)<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">L\u2019entreprise est cr\u00e9\u00e9e en 1849 par Louis Alphonse Michaut a\u00een\u00e9, fils d\u2019un fabricant en bonneterie. Ernest Furgon (1840-1908) y est d\u2019abord employ\u00e9 puis devient l\u2019associ\u00e9 de Michaut en 1873 dans Michaut a\u00een\u00e9 et Furgon, avant de lui succ\u00e9der en 1889. En 1903, il associe ses trois contrema\u00eetres \u2013 \u00c9mile Sinelle, Edmond L\u00e9on Collot et Henri D\u00e9ghey \u2013 dans E. Furgon et Cie. Apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s en 1908, la raison sociale devient \u00c9tablissements Sinelle, Collot et D\u00e9ghey. Fernand Sinelle puis Hubert, Henri Collot et Pierre D\u00e9ghey se succ\u00e9dent \u00e0 la direction de l\u2019usine qui ferme ses portes en 1958.<br>La bonneterie Furgon est r\u00e9put\u00e9e pour ses bas et maillots pour cyclistes ainsi que pour ses chaussettes fantaisie et obtient de nombreuses m\u00e9dailles aux expositions de Troyes, Paris (1900), Bruxelles, Saint-Louis\u2026<br>Une grotte est construite dans la cour de l\u2019usine. Le site, encore domin\u00e9 par sa chemin\u00e9e, est d\u00e9sormais d\u00e9volu \u00e0 l\u2019habitat.<\/div><\/div><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><span class=\"su-lightbox\" data-mfp-src=\"https:\/\/capovilla.org\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/1-Aix-en-othe.jpg\" data-mfp-type=\"image\" data-mobile=\"yes\"><sub><strong>agrandir l&rsquo;image<\/strong><\/sub><\/span><br><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"200\" height=\"127\" class=\"wp-image-863\" style=\"width: 200px;\" src=\"https:\/\/capovilla.org\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/1-Aix-en-othe-h125.jpg\" alt=\"\"><\/td><\/tr><tr><td><div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>2- Usine de bonneterie Bruley, Estissac<br>(Clich\u00e9 Jean-Louis Humbert, mai 2007)Titre du spoiler<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Cette usine de bonneterie est \u00e9tablie par F\u00e9lix Bruley-Mosle en 1865, puis exploit\u00e9e sous la raison sociale Bruley Fr\u00e8res vers 1925, \u00e9poque o\u00f9 l\u2019usine est agrandie. Elle produit bas, mi-bas, socquettes, bas sport et chaussettes. Sa marque Bestiss conna\u00eet une certaine notori\u00e9t\u00e9 dans les ann\u00e9es 1950-1960. La soci\u00e9t\u00e9 Dor\u00e9-Dor\u00e9 de Fontaine-les-Gr\u00e8s acquiert les locaux en 1967 \u00e0 la suite d\u2019un incendie partiel. L\u2019usine principale, surnomm\u00e9e \u00ab la g\u00e9n\u00e9rale \u00bb, emploie une cinquantaine d\u2019ouvriers et fournit, tout au long de son existence, du travail \u00e0 un r\u00e9seau de fa\u00e7onniers \u00e0 domicile.<br>Le site montre \u00e0 gauche de la cour d\u2019entr\u00e9e de petits ateliers de plain pied en briques, \u00e0 gauche un b\u00e2timent \u00e0 \u00e9tages en briques et pans de fer, visibles dans la remise \u00e0 laquelle on acc\u00e8de par un porche \u00e0 arc cintr\u00e9. La fa\u00e7ade sur rue de cette aile porte la date 1907. Face \u00e0 l\u2019entr\u00e9e se situent les bureaux.<br>Depuis 1994-1995, les lieux acquis par l\u2019OPAC de l\u2019Aube ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9habilit\u00e9s pour accueillir un foyer de vie pour 30 r\u00e9sidants handicap\u00e9s. Une partie des ateliers accueille le mus\u00e9e de la M\u00e9moire paysanne, r\u00e9alisation du Syndicat d\u2019initiative d\u2019Estissac, aid\u00e9 par quelques b\u00e9n\u00e9voles d\u00e9sireux de pr\u00e9server une partie du patrimoine local.<\/div><\/div><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><span class=\"su-lightbox\" data-mfp-src=\"https:\/\/capovilla.org\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/2-bruley-estissac.jpg\" data-mfp-type=\"image\" data-mobile=\"yes\"><sub><strong>agrandir l&rsquo;image<\/strong><\/sub><\/span><br><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/capovilla.org\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/2-bruley-estissac-h125.jpg\" alt=\"\" style=\"width: 120px;\"><\/td><\/tr><tr><td><div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>3- Filature de l\u2019Enclos, Virey-sous-Bar<br>(Clich\u00e9 Jean-Louis Humbert, juillet 2005)<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Avant la R\u00e9volution fran\u00e7aise, le site de l\u2019Enclos comprend un moulin \u00e0 farine et un moulin \u00e0 foulon. Devenus biens nationaux, ceux-ci sont acquis par un cultivateur qui les revend en 1826 \u00e0 un filateur troyen qui entend utiliser la force hydraulique. Il r\u00e9pare les moulins, construit un b\u00e2timent le long de la rivi\u00e8re, mais est contraint de c\u00e9der le site au filateur Riste. Celui-ci \u00e9rige un b\u00e2timent \u00e0 la place du vieux moulin, ainsi qu\u2019une cit\u00e9 ouvri\u00e8re. La filature de laine peign\u00e9e entame son activit\u00e9 en 1828. Auguste Couchot, n\u00e9gociant parisien, l\u2019acquiert en 1833. Deux turbines sont mises en place en 1839. Une roue de 7 m\u00e8tres de diam\u00e8tre et de 7 m\u00e8tres de large est mise en place en 1853 pour augmenter la force motrice.<br>\u00c0 la suite de la faillite de l\u2019entreprise en 1885, Paul Raguet, un des grands fabricants troyens de sous-v\u00eatements, acquiert l\u2019usine en 1888. Elle poss\u00e8de alors 7 600 broches. Raguet am\u00e9liore le mat\u00e9riel et le rendement par l\u2019installation d\u2019une troisi\u00e8me turbine. En 1895, il met en place une machine \u00e0 vapeur de 150 cv et fait construire un vaste atelier en rez-de-chauss\u00e9e, \u00e9lev\u00e9 en moellons de calcaire et couverts de sheds. Il fait monter quatre renvideurs qui portent \u00e0 12 240 le nombre des broches. La filature alimente de nombreuses entreprises de bonneterie. En 1900, un incendie d\u00e9truit les b\u00e2timents \u00e9difi\u00e9s en 1827-1828. Au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, une machine Compound de 450 cv est en place. En 1910, la crue de la Seine interrompt l\u2019activit\u00e9 et am\u00e8ne l\u2019\u00e9vacuation des cit\u00e9s ouvri\u00e8res. Pendant la Grande Guerre, l\u2019activit\u00e9 est maintenue, le personnel mobilis\u00e9 \u00e9tant remplac\u00e9 par des filateurs venus du nord de la France occup\u00e9.<br>La SA Filature de l\u2019Enclos est cr\u00e9\u00e9e en 1923 et exploite le site jusque dans les ann\u00e9es 1970. De 1980 \u00e0 juin 2004, la bonneterie troyenne Valton, puis Les Tricotages de Lenclos, occupent les b\u00e2timents \u00e0 l\u2019exception du moulin qui est alors abandonn\u00e9 puis d\u00e9truit au tout d\u00e9but du XXIe si\u00e8cle. Les logements ouvriers ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9habilit\u00e9s.<\/div><\/div><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><span class=\"su-lightbox\" data-mfp-src=\"https:\/\/capovilla.org\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/3-filature-Virey.jpg\" data-mfp-type=\"image\" data-mobile=\"yes\"><sub><strong>agrandir l&rsquo;image<\/strong><\/sub><\/span><br><a href=\"https:\/\/capovilla.org\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/3-filature-Virey.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"200\" height=\"116\" class=\"wp-image-885\" style=\"width: 200px;\" src=\"https:\/\/capovilla.org\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/3-filature-Virey-h125.jpg\" alt=\"\"><\/a><\/td><\/tr><tr><td><div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed\" data-scroll-offset=\"0\" data-anchor-in-url=\"no\"><div class=\"su-spoiler-title\" tabindex=\"0\" role=\"button\"><span class=\"su-spoiler-icon\"><\/span>4- Usine de bonneterie Lille, Marigny-le-Ch\u00e2tel<br>(Clich\u00e9 Jean-Louis Humbert, mars 2004)<\/div><div class=\"su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim\">Les \u00c9tablissements Lille sont fond\u00e9s vers 1895, lorsque Lucien Lille quitte ses associ\u00e9s des \u00c9tablissements Jossier-Lille-Crespy pour \u00e9tablir une usine de bonneterie. Il fait \u00e9difier la villa Lille par l\u2019architecte romillon Arthur-Charles Cl\u00e9ment, aussi auteur de l\u2019\u00e9cole enfantine, du bureau de poste de Marigny-le-Ch\u00e2tel.<br>L\u2019usine est agrandie avant 1914 puis entre 1925 et 1930, \u00e9poque qui voit la construction de logements ouvriers. La raison sociale est alors Les Fils de Lucien Lille. L\u2019\u00e9tablissement cesse son activit\u00e9 vers 1960. Actuellement, les logements ouvriers demeurent occup\u00e9s. Le site de production a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 au profit d\u2019un programme immobilier qui a converti les anciens bureaux en logements.<\/div><\/div><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><span class=\"su-lightbox\" data-mfp-src=\"https:\/\/capovilla.org\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/4-bonneterie-Lille-Marigny.jpg\" data-mfp-type=\"image\" data-mobile=\"yes\"><sub><strong>agrandir l&rsquo;image<\/strong><\/sub><\/span><br><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"79\" height=\"125\" class=\"wp-image-883\" style=\"width: 79px;\" src=\"https:\/\/capovilla.org\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/4-bonneterie-Lille-Marigny-h125.jpg\" alt=\"\"><\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le d\u00e9partement de l&rsquo;AubeS\u00e9lection r\u00e9alis\u00e9e par Jean-Louis Humbert, 2020<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":686,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/capovilla.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/690"}],"collection":[{"href":"https:\/\/capovilla.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/capovilla.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/capovilla.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/capovilla.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=690"}],"version-history":[{"count":26,"href":"https:\/\/capovilla.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/690\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":907,"href":"https:\/\/capovilla.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/690\/revisions\/907"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/capovilla.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/686"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/capovilla.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=690"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}